23 septembre 2026
VUE ET AUDITION
Une aide auditive dix fois moins chère que les grandes marques

Une aide auditive dix fois moins chère que les grandes marques
Deux sociétés de Shenzhen — 听象科技 (marque 昂听, ELEHEAR) et 飞声 — ont mis au point des aides auditives dont la puce sépare la voix du bruit par un réseau de neurones, avec un temps de réaction de 8 et 5,4 millisecondes. Le réglage se fait en quinze minutes depuis une application, sans retourner en boutique.
Le chiffre qui compte pour le porteur : le prix. Les cinq grands fabricants — Sonova, Oticon, Demant, ReSound, Starkey — facturent entre 9 100 et 13 000 € la paire en Chine (70 000 à 100 000 RMB). Ces deux sociétés se placent à moins d'un dixième de ce prix : 399 dollars la paire, 599 dollars pour le modèle supérieur, soit environ 600 € en Chine (4 800 RMB).
Elles ont déjà dépassé 50 000 utilisateurs, réalisent 15 millions de dollars de ventes annuelles et occupent la première place de la catégorie sur Amazon aux États-Unis, avec 18 % de part. Une réserve, pour rester exact : en Chine l'aide auditive reste un dispositif médical de classe II, et le réglage reste encadré.
Ce que ça change : pour ceux qui entendent mal et renoncent à s'équiper à cause du prix, un appareil réglable en quinze minutes et dix fois moins cher rend l'appareillage possible.
Source : 极客公园 — https://www.geekpark.net/news/370445
VUE ET AUDITION
Une cornée qui ne dépend plus d'un donneur
Une équipe chinoise du Shandong, dirigée par 史伟云 à l'université de médecine de Shandong, a construit une chaîne complète qui supprime la dépendance au donneur : une cornée bio-ingénierée à partir d'une matrice porcine décellularisée — première mondiale en 2015, découpée au laser femtoseconde — qui couvre 30 à 40 % des cécités cornéennes traitables ; une kératoprothèse à bouton homologuée par l'agence chinoise du médicament en 2021 ; et une solution de conservation approuvée en 2025 qui fait passer la durée de conservation de 24 heures à 14 jours. L'équipe réalise environ un huitième des greffes de cornée en Chine, où plus de 4 millions de patients sont concernés.
Ce que ça change : moins d'attente, et moins de refus faute de greffon.
Source : 科学网 / 中国科学报 — https://news.sciencenet.cn/htmlnews/2026/9/571540.shtm
VUE ET AUDITION
Presbytie : une lentille transparente implantée dans la cornée
Une équipe chinoise du groupe Aier, dirigée par 张丰菊, a posé en septembre 2025 les premières microlentilles cornéennes du pays dans la zone pilote de Boao Lecheng, sur l'île de Hainan. Le principe : une lentille transparente et bifocale, insérée au laser dans l'œil non dominant, qui corrige la vue de près sans toucher au cristallin. Elle peut être retirée et remplacée.
Un essai multicentrique a été autorisé en mai 2026 à l'hôpital Aier de Pékin. Elle vise les presbytes qui ont entre 1,50 et 3,50 dioptries d'hypermétropie, y compris après une opération au laser ou la pose d'un implant. Le coût n'est pas publié.
Ce que ça change : une correction de la presbytie qui reste réversible, là où les solutions actuelles touchent l'œil de façon définitive.
Source : 中华网 — https://mtz.china.com/touzi/2026/0922/266259.html
MUSCLES, OS ET ARTICULATIONS
Cartilage du genou : où en est la régénération
La Chine compte 19 autorisations d'essai clinique pour des thérapies cellulaires dans l'arthrose du genou. Neuf essais sont enregistrés : six en phase II, deux en phase I et un seul en phase III, mené par 赛比曼生物 (Wuxi) sur 19 centres. Un essai est terminé, avec 140 patients, résultats non publiés.
Aucune solution n'est disponible aujourd'hui : l'enjeu est de régénérer le cartilage là où la prothèse reste le seul recours — les poses de prothèse du genou sont passées de 53 000 à 375 000 par an en Chine.
Ce que ça change : demain, réparer l'articulation au lieu de la remplacer.
Source : TOM 资讯 — https://news.tom.com/202609/4692008419.html
CANCERS
Des plaquettes fabriquées en laboratoire
L'agence chinoise du médicament a accepté le 20 septembre la demande d'essai clinique de la société 血霁生物 pour des plaquettes obtenues à partir de cellules souches, produites en laboratoire de façon standardisée et sans édition génétique. Indication visée : la chute des plaquettes après chimiothérapie, qui complique et retarde les cures.
Aucun accès public à ce stade. L'objectif est de réduire la dépendance au don, sachant que les plaquettes se conservent très mal.
Ce que ça change : moins d'attente de plaquettes, des cures moins souvent reportées.
Vivre + — cette lettre est une information générale. Elle ne remplace pas l'avis de votre médecin. Pour toute question de santé, parlez-en à un professionnel.
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